Notre nouvelle offre du week-end est en ligne > Découvrir

Conseil d'Expert 071 344 10 52
Expédition rapide
En franchise à partir de CHF 100.-

Syndrome du côlon irritable

Syndrome du côlon irritable

Malgré des douleurs abdominales récurrentes, des ballonnements, des diarrhée ou des constipations, aucune cause organique n'a été trouvée. Les personnes concernées par le syndrome du côlon irritable traversent souvent de véritables odyssées de visites médicales et d'examens avant d'obtenir des explications au sujet de leurs symptômes. Ce trouble intestinal fonctionnel ne peut certes pas être guéri, mais les symptômes peuvent être maîtrisés.  

Dans cet article, vous apprendrez tout ce qu'il faut savoir sur les troubles intestinaux fonctionnels et sur la manière dont vous pouvez vous faciliter la vie en cas de syndrome du côlon irritable.  

Que signifie exactement « syndrome du côlon irritable » ? 

Le terme est en fait trompeur car dans le cas du syndrome du côlon irritable, l'intestin n'est pas le seul organe touché. Les troubles digestifs fonctionnels peuvent concerner tous les organes impliqués dans l'assimilation des aliments, de l'œsophage à l'anus.  

Les « troubles fonctionnels » regroupent ceux pour lesquels aucune cause physique n'a pu être trouvée. Cela signifie qu'avant de pouvoir diagnostiquer cette pathologie, il faut procéder à quelques examens pour exclure d'autres maladies.  

Les troubles fonctionnels ne doivent en aucun cas être considérés comme « imaginaires »parce qu'il n'y a pas de trouble organique. Tous les symptômes gênants sont réels et effectivement présents. Ils reposent souvent sur un «dysfonctionnement de communication »  du système nerveux végétatif avec l'organe concerné.  

Des facteurs psychologiques tels que le stress, le chagrin ou la peur entraînent souvent une aggravation des troubles fonctionnels. Certains patients disposent également d'un seuil de douleur réduit et perçoivent la douleur de manière particulièrement intense.  

Des études scientifiques révèlent que chez les patients atteints du syndrome du côlon irritable, le mouvement intestinal (mobilité intestinale) est perturbé et que la muqueuse intestinale est particulièrement sensible aux irritations. Une prédisposition génétique entre également en ligne de compte.  

Signes et symptômes du côlon irritable 

Environ 10 à 20 personnes sur 100 souffrent du syndrome du côlon irritable. La maladie se manifeste le plus souvent entre 20 et 30 ans. Les femmes sont environ deux fois plus concernées que les hommes.  

Chez certaines personnes, les symptômes surviennent comme par enchantement. Parfois, le syndrome du côlon irritable est précédé d'une infection gastro-intestinale. Chez certains patients, les douleurs abdominales et les problèmes digestifs sont récurrents depuis l'enfance. Certains font également état d'une situation de stress psychologique antérieure, comme une séparation ou la perte d'un emploi.  

Le syndrome du côlon irritable englobe toute une série de désagréments, y compris ceux qui sont atypiques pour des problèmes digestifs. Les symptômes les plus fréquents sont:  

  • Douleurs spasmodiques dans le ventre et/ou l'abdomen 
  • Gonflement visible du ventre 
  • Sensation de lourdeur d’estomac 
  • Diarrhée 
  • Constipation, également possible en alternance avec la diarrhée 
  • présence de mucus dans les selles 
  • Maux de dos, d'articulations ou de tête 

Pour diagnostiquer le syndrome du côlon irritable, il est toutefois nécessaire d’avoir quelques critères supplémentaires :  

  • La durée des symptômes est d'au moins 12 semaines par an 
  • Pas de douleurs nocturnes 
  • Amélioration des douleurs après la défécation 
  • Aggravation des symptômes par des facteurs de stress psychique 

Il existe en outre une série de « symptômes annonciateurs » dont l'apparition rend le diagnostic de côlon irritable plutôt improbable. Il s'agit notamment de: 

  • Sang dans les selles 
  • Historique court de la maladie 
  • Perte de poids inexpliquée 
  • Symptômes nocturnes 
  • Aggravation inexpliquée des symptômes 

Comment le syndrome du côlon irritable est-il diagnostiqué ? 

Si vous pensez souffrir des symptômes du syndrome du côlon irritable, le premier interlocuteur est votre médecin de famille. La documentation précise des antécédents médicaux (anamnèse) constitue la base. Souvent, un examen du sang et des selles est immédiatement prescrit. En fonction de l'âge et de l'état de santé, il est également possible d'orienter le patient vers des collègues spécialistes en médecine interne ou en gastroentérologie.  

Pour exclure d'autres maladies organiques, on procède souvent aussi à une échographie, à une radiographie avec produit de contraste et/ou à une coloscopie.  

Si une intolérence alimentaire est suspectée, un test d'intolérence au gluten (maladie coeliaque) ou au lactose peut également être utile. 

Une mauvaise colonisation bactérienne peut également être à l'origine de divers troubles digestifs. Des articles de blog informatifs sur le thème de l'intestin et du microbiote ainsi que de l'assainissement intestinal sont également disponibles pour vous. 

Les appréhensions fréquentes selon lesquelles le syndrome du côlon irritable favoriserait l'apparition d'un cancer de l'intestin se sont toutefois révélées totalement infondées.  

Traitement du syndrome du côlon irritable 

Comme il n'existe pas de causes qui puissent être traitées dans le cas du syndrome du côlon irritable, le traitement dépend des symptômes. En cas de symptômes légers, il peut être utile de revoir les habitudes alimentaires, d'éviter les aliments qui provoquent des ballonnements et les aliments irritants.  

Si le problème principal est un problème psychique, des mesures psychothérapeutiques peuvent apporter un soulagement. Des techniques de relaxation telles que le training autogène ou le yoga permettent également de réduire le stress et de retrouver un équilibre intérieur.  

En cas de symptômes prononcés, le médecin peut prescrire des médicaments en fonction des différents symptômes. Les antispasmodiques sont utiles en cas de douleurs abdominales, les antidiarrhéiques contre la diarrhée et les laxatifs contre la constipation. Si le syndrome du côlon irritable s'accompagne d'une manifestation dépressive, l'utilisation à court terme d'un antidépresseur à faible dose peut également s'avérer utile.  

Alimentation en cas de côlon irritable 

Le choix des aliments qui sont bien tolérés et de ceux qui ne le sont pas est très individuel et doit être testé. Certains aliments sont généralement bien tolérés : 

  • Les produits à base de céréales complètes 
  • Le riz naturel 
  • Les légumes qui ne provoquent pas de ballonnements (p. ex. pommes de terre, carottes) 
  • Les fruits à faible teneur en fructose (p. ex. fraises, myrtilles) 
  • Les boissons non gazeuses 
  • Les aliments contenant des probiotiques (p.ex. yaourt) 

En revanche, les aliments suivants se sont révélés défavorables :  

  • Café, thé noir 
  • Épices piquantes 
  • Fruits riches en fructose et fruits secs 
  • Légumes provoquant des flatulences (choux, oignons, ail, légumineuses) 
  • Aliments à forte teneur en graisses 
  • Aliments contenant des édulcorants artificiels 
  • Alcool, nicotine 

Conseils en cas de syndrome du côlon irritable : 

Une bonne gestion du stress 

Chez la plupart des personnes concernées, le stress aggrave les symptômes du côlon irritable. C'est une raison suffisante pour veiller à trouver régulièrement du temps pour se détendre et respirer. Veillez à vous reposer suffisamment, utilisez les vacances et les loisirs précisément pour ce à quoi ils sont destinés, c'est-à-dire pour vous ressourcer, ne soyez pas joignable 24 heures sur 24 et essayez tout simplement de vivre votre vie de manière plus consciente.  

Echanger avec d'autres personnes concernées 

Pour de nombreuses personnes concernées, le processus menant au diagnostic a été difficile. Certains ont mal vécu le fait de ne pas être pris au sérieux par les médecins ou les proches, d'autres ont eu du mal à accepter le diagnostic d'une maladie chronique. Ne vous repliez pas sur vous-même à cause de vos symptômes, mais efforcez-vous d'échanger des conseils avec d'autres patients souffrant du syndrome du côlon irritable. S'il n'y a pas de groupe d'entraide près de chez vous, vous pouvez également échanger des informations en ligne. 

Observer ses habitudes alimentaires 

Si vous souffrez souvent des symptômes inconfortables du côlon irritable, vous devez modifier votre mode de vie actuel. Observez quels aliments favorisent ou atténuent les symptômes. Si vous n'arrivez pas à trouver une alimentation saine et équilibrée, demandez l'aide d'un nutritionniste.  

Veillez à faire suffisamment d'exercice 

Il est important de faire régulièrement de l'exercice pour éviter la paresse intestinale. Que vous fassiez de la marche, du vélo, de la natation ou de la danse est secondaire, l'essentiel est que vous y preniez du plaisir. Un sport de groupe ou d'équipe offre également la possibilité de tisser de nouveaux liens sociaux.  

Auteur : Doris Gapp
Source : vitagate.ch, Drogerie Sonderegger
photo de Louis Hansel sur Unsplash

Empfohlene Produkte