Offre de la semaine! Dépêchez-vous, ça vaut le coup! > Découvrir

Conseil d'Expert 071 344 10 52
Expédition rapide
En franchise à partir de CHF 100.-

De plus en plus fréquent - le rhume des foins et l'asthme de type allergique

De plus en plus fréquent - le rhume des foins et l'asthme de type allergique

Un Suisse sur cinq a déjà expérimenté les symptômes gênants d'une allergie au pollen. Les troubles allergiques ne connaissent pas de limite d'âge et ne se limitent plus, depuis longtemps, au printemps en raison du réchauffement climatique et des polluants présents dans l'environnement. Dans cet article de blog, vous en apprendrez plus sur les déclencheurs du rhume des foins, comment réduire au mieux le contact avec le pollen et pourquoi il est important de traiter les symptômes.

En quoi consiste le rhume des foins?

Ce que l'on appelle communément le rhume des foins est une réaction allergique au pollen des plantes. Il y a environ 150 ans, des symptômes de ce type ont été documentés pour la première fois, à l'époque après un contact avec du foin et des graminées, raison pour laquelle la dénomination de « rhume des foins » a été adoptée. L'allergie au pollen est une maladie auto-immune chronique, c'est-à-dire que le corps réagit de manière erronée à certaines protéines de pollen en principe inoffensives. Après le premier contact avec le pollen, le système immunitaire de la personne allergique produit des anticorps lgE, qui sont des défenses immunitaires. Lors du contact suivant, ces anticorps se lient aux mastocytes qui libèrent des hormones inflammatoires, appelées histamines. Ces histamines sont responsables des symptômes typiques du rhume des foins:

  • éternuements, rhume de cerveau
  • démangeaisons, picotements, surtout dans le nez et les yeux
  • respiration difficile
  • conjonctivite
  • Fatigue, problèmes de concentration

L'évolution et l'intensité des symptômes sont très variables d'une personne à l'autre, en fonction du nombre et de l'intensité des pollens auxquels elle réagit. Chez de nombreuses personnes allergiques, les troubles commencent dès l'enfance, en particulier si l'un des parents, voire les deux, sont déjà affectés par le rhume des foins. En principe, les troubles peuvent toutefois débuter à tout âge.

Les causes du rhume des foins

On pense souvent à tort qu'un système immunitaire affaibli est la cause de l'apparition d'allergies. Or, c'est exactement le contraire qui se produit : les troubles sont dus à une réaction excessive du système immunitaire. Jusqu'à présent, les pollens allergisants des arbres, des herbes et des graminées ne se dispersaient que pendant la saison, ce qui permettait aux personnes allergiques de ne pas avoir de problèmes le reste de l'année. Toutefois, en raison du réchauffement climatique, les périodes de floraison changent de plus en plus et le noisetier et l'aulne provoquent des troubles dès janvier, suivis peu après par le bouleau, tandis que l'armoise peut causer des problèmes jusqu'à une période avancée de l'automne. La période sans pollen pour les personnes souffrant d'allergies est donc de plus en plus courte, alors que l'on enregistre également chaque année davantage de concentrations de pollen. L'une des raisons pourrait être l'augmentation des émissions de dioxyde de carbone (CO2), qui fait que les plantes poussent plus vite et produisent plus de pollen. Cela peut également rendre les personnes, jusqu'alors en bonne santé, plus sensibles au pollen. Le climat de plus en plus doux permet également à des plantes originaires de régions plus chaudes, comme l'ambroisie d'Amérique du Nord, de s'installer ici. Il est désormais prouvé que les pollens chargés de particules fines sont plus agressifs pour les humains. Les particules fines détruisent la surface du pollen et font en sorte que les allergènes soient déjà libérés dans l'air. Lorsque ces pollens accompagnés de substances nocives sont inhalés, ils activent de manière plus importante certaines cellules immunitaires de l'homme. Ces conséquences sont nettement plus perceptibles en milieu urbain qu'en milieu rural. Une autre raison pour laquelle les allergies sont en hausse est notre mode de vie moderne. Outre une hygiène excessive, le manque de contact avec la nature et les animaux fait que notre système immunitaire manque de défis. Néanmoins, un tel entraînement étant nécessaire et important, de faux sparring-partners sont attaqués.

Faire diagnostiquer son rhume des foins

Toute personne qui soupçonne avoir le rhume des foins devrait prendre immédiatement rendez-vous chez son médecin de famille, son dermatologue ou son allergologue. Les symptômes ne disparaîtront pas d'eux-mêmes tant que l'allergène sera présent dans l’air. Les troubles liés au rhume des foins peuvent avoir un impact significatif sur la qualité de vie. En cas d'allergie non traitée, il y a un risque d’aggravement, c'est-à-dire que la personne concernée développe un asthme allergique. Environ un patient sur trois souffrant du rhume des foins connaît une telle évolution de la maladie. Aux symptômes du rhume des foins déjà mentionnés s'ajoutent alors des sifflements à l'inspiration, des difficultés respiratoires et de la toux. Les allergies croisées avec certains aliments constituent un autre problème des allergies au pollen non traitées. Les protéines du pollen ressemblent en effet aux protéines de certains aliments. Ainsi, les personnes allergiques au pollen de noisetier, d'aulne et de bouleau ont souvent des problèmes lorsqu'elles consomment des noisettes, des pommes ou des cerises. En cas d'allergie croisée, la consommation des aliments concernés entraîne souvent des picotements, des démangeaisons ou des brûlures au niveau de la bouche et de la gorge. Il est donc important de connaître ses allergènes afin de pouvoir les éviter en conséquence. Pour diagnostiquer une allergie, on effectue dans la plupart des cas un prick-test. De petites gouttes de différentes solutions contenant des allergènes sont déposées sur l'avant-bras et la peau est légèrement égratignée. S'il existe une allergie à la substance en question, des pustules rouges et irritantes se forment à cet endroit. Un test sanguin est souvent effectué en complément.

Comment traiter le rhume des foins?

Éviter les allergènes

Bien que l'évitement de l'allergène soit souvent conseillé, il est pratiquement impossible à mettre en œuvre dans la réalité. En revanche, en cas d'allergie croisée avec des aliments, il est possible et conseillé de veiller systématiquement à ne pas consommer l'allergène. Les recommandations de ne pas ou peu aérer pendant la saison pollinique doivent également être considérées avec prudence car l'augmentation de l'humidité à l'intérieur peut entraîner la formation de moisissures, ceci étant tout aussi néfaste pour la santé. Il faut profiter d'une averse pour bien aérer ensuite. L'installation de filtres à pollen sur le cadre de la fenêtre peut également apporter un soulagement. Même si les draps dégagent une meilleure odeur lorsqu'ils sont séchés à l'air libre, il est préférable d'y renoncer pendant la saison pollinique et d'étendre le linge à l'intérieur. Changez de vêtements lorsque vous revenez de l'extérieur et lavez vos cheveux aussi souvent que possible. Nettoyez fréquemment les sols et autres surfaces de votre logement avec des torchons humides et utilisez un aspirateur avec un filtre à pollen.

Traitement médical

Un grand choix de comprimés, sprays nasaux, gouttes oculaires, etc. est disponible pour soulager les symptômes allergiques pénibles. La prise de ces médicaments ne change toutefois rien à la maladie causale de l'allergie au pollen.

L'immunothérapie spécifique

Pour le traitement de l'allergie au pollen, l'immunothérapie spécifique, également appelée hyposensibilisation, a donné de bons résultats. Il s’agit, à ce jour, de la seule possibilité de traitement efficace de l'allergie au pollen qui permet d'éviter une aggravation des symptômes ou l'apparition d'un asthme allergique. Des allergènes sont administrés à la personne allergique sous forme d'injections, de comprimés ou de gouttes, à des doses croissantes, jusqu'à ce que le système immunitaire s'y « habitue ». Alors que le traitement par injection nécessite des visites régulières chez le médecin, les comprimés et les gouttes peuvent être pris régulièrement par le patient lui-même. Une amélioration des symptômes est généralement perceptible dès la première année, mais trois ans s'écoulent généralement avant que le système d'immunothérapie ne déploie tous ses effets.

Autorin: Doris Gapp
Quellen: vitagate.ch, Drogerie Sonderegger
Bild von Freepik